La parole du jour

Jeudi 18 février 2021

Une prière du pasteur André Dumas :

Donne-nous du temps

Notre Dieu, donne-nous du temps.
Empêche-nous de vouloir aller plus vite.
Fais que nous ayons patience avec nous-même, car le temps progresse et cicatrise, alors même que nous démange sa lenteur.
Donne-nous du temps pour prendre et pour apprendre, car nous ne sommes points faits pour saisir sans habiter, ni parcourir sans séjourner.
Donne-nous de retrouver le chemin de nos vies au travers des buissons de nos passions et des pierrailles de nos écorchures.
Donne-nous d’accepter que le temps de la convalescence aille aussi lentement que celui de l’enfièvrement.
Ô Dieu, apprends-nous à espérer dans le temps pour nos propres vies et pour le monde entier, car toi aussi tu as usé du temps, sans l’accuser.
Notre Dieu, aux jours où il nous semble que nous piétinons et que nous régressons, donne-nous confiance dans le temps !
Amen.

(Donne-nous du temps, in Cent prières possibles, André Dumas)

Lundi 8 février 2021

Une nouvelle halte priante réalisée par une de nos anciennes conseillères presbytérales :

Vendredi 29 janvier 2021

Nouvelle petite série de vidéos, créées pour le KT, mais que tout le monde peut regarder !

La première : Dieu ?

Mardi 26 janvier

Prière pour le soir, de la communauté des Diaconesses :

Nous venons à toi, Seigneur,
à la fin de ce jour,
avec tous ceux que tu confies
à notre prière,
avec tous ceux qui terminent
ce jour de travail,
avec tous ceux qui, comme nous,
ont besoin de rencontrer le berger
et le gardien de leur vie.

Nous te bénissons d’être pour nous
celui qui veille, qui guide, qui rassemble.
Nous te bénissons d’être pour nous
celui qui ne déçoit pas notre confiance.

Nous venons à toi à la fin de ce jour
avec tout ce qui est trop grand ou trop lourd,
avec tout ce qui a besoin d’être visité,
consolé, affermi.

Nous venons à toi à la fin de ce jour.

Amen

Samedi 23 janvier 2021

Pour tout savoir sur l’agneau dans le Nouveau Testament

Vendredi 22 janvier 2021

Méditation pour la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens :

La Parole de Dieu est toute proche de nous. Elle est bénédiction et promesse de bonheur. Si nous ouvrons notre cœur, Dieu nous parle et patiemment transforme ce qui en nous va vers la mort. Il retire ce qui empêche la croissance de la vraie vie, tout comme le vigneron émonde la vigne.
Méditer régulièrement un texte biblique, seul ou en groupe, change notre regard.
« Prie et travaille pour qu’il règne. Que dans ta journée labeur et repos soient vivifiés par la parole de Dieu. Maintiens en tout le silence intérieur pour demeurer en Christ. Pénètre-toi de l’esprit des Béatitudes : joie, simplicité, miséricorde. »

Prières et méditations pour les autres jours de la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens

Mercredi 20 janvier 2021

Dieu notre Père,
par le Christ et à travers nos frères et sœur,
tu nous révèles ton Amour.
Ouvre nos cœurs pour que nous puissions nous accueillir dans nos différences et vivre le pardon.
Accorde-nous la grâce de former un corps uni qui mette en lumière le don qu’est chaque personne;
et que tous ensemble, nous soyons un reflet du Christ vivant.

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens : prier avec la communauté de Gandchamp, ici

Lundi 18 janvier 2021

Dès que je les ai vus, les nuages sont venus à mon secours. Si vous saviez comme j’ai besoin d’aide. Il n’ y a pas un instant où je ne cherche une pierre pour aiguiser l’œil.

Dans un pré j’ai vu un oiseau suivre sa mère au millimètre près. Il n’y avait aucune distance entre elle et lui. Il y en avait beaucoup moins qu’entre des amants de légende. Il venait de naître et n’avait qu’elle pour guide. Elle était ses yeux, son âme, son unique certitude sur la terre. Cette vision m’a brisé le cœur. L’air est entré par la brisure …

Nous avons mille visages qui se font et se défont aussi aisément que les nuages dans le ciel. Et puis il y a ce visage du dessous. A la fin il remonte – mais peut-être parce que ce n’est pas la fin. Peut-être qu’il n’y a jamais de fin – juste ce déchirement sans bruit des nuages dans le ciel inépuisable.

                                        ———————————————–

Clairières assassines, soleils bénisseurs, arbres méditant : la nature est une guérison en marche … Une parole secourable d’être muette.

L’innocence des morts est effrayante. Elle rejaillit sur ce qu’ils étaient de leur vivant, et on se dit qu’à notre insu nous avions fréquenté un ange.

Hier j’ai vu plusieurs libellules au-dessus du pré, gorgées de bleu. Elles se déplaçaient par saccades au dessus d’une touffe d’herbe, d’un caillou. On aurait dit quelqu’un qui vient voir si tout va bien, puis qui s’éloigne, rassuré. J’aurais voulu te les montrer à toi qui aujourd’hui vois Dieu en face. Trois, quatre bijoux ailés de bleu : les vivants ont parfois d’aussi belles visions que les morts.

                                        —————————————————

L’irréprochable, vois-tu, c’était nos promenades…

Quand je n’écris pas c’est que quelque chose en moi ne participe plus à la conversation des étoiles. Les arbres, eux, sont toujours dans un nonchalant état d’alerte. Les arbres ou les bêtes ou les rivières. Les fleurs se hissent du menton jusqu’au soleil. Il n’y a pas une seule faute d’orthographe dans l’écriture de la nature.

Plus loin dans les bois il y a un chemin sur lequel je marchais avec toi, quand tu étais encore de ce monde. Le chemin semble différent mais je sais qu’il se souvient de toi. Il n’y a pas de temps. Il n’y a que la joie éternelle et nos pauvres coeurs architectes.

 Extrait de La grande vie, Christian Bobin, Gallimard 2014
Poèmes proposés par Michel Terral

Vendredi 15 janvier 2021

Mardi 12 janvier 2021

Car Dieu est comme …

Si tu sais être attentif à l’espace où tu es, tu sauras qui es Dieu. Car Dieu est comme un espace immense et vide qui se déchire lui-même pour que le monde soit dans Sa beauté.

Si tu sais être attentif au silence lorsque la comédie de tes paroles a par trop duré, tu sauras qui est Dieu. Car Il est la paix d’une clairière où tu plantes ta tente de nomade pour attendre l’aube après la nuit.

Si tu sais être attentif à la lumière qui ne peut être perçue en elle-même, mais par laquelle tout peut être vu, tu sauras qui est Dieu. Car Dieu est comme une lumière tellement forte qu’elle te rendrait aveugle à cette lumière, telle une chouette en plein midi.

Si tu sais être attentif à la chaleur d’une nuit d’été pour t’y blottir, tu sauras qui est Dieu. Car Son amour et Sa bénédiction couvent, couvrent et enveloppent le monde de toutes parts d’un bercement où tu trouves la paix et le sommeil de l’enfant.

Si tu sais être attentif au temps qui par la vigueur de son archet conduit le chant de ta vie vers la strophe suivante, tu sauras qui est Dieu. Car le temps est Sa traîne et il conduit le monde, avec une ampleur inexorable et une majesté sans entrave, jusqu’à la plénitude de Son accomplissement dans le Royaume.

Tu sauras que Dieu est une attention sans distraction au monde, une Veille sur la nuit des hommes et une Mémoire qui garde leur histoire dans l’éternité.

(Alain Houziaux, Paraboles au quotidien, Cerf, 2008, p. 83)

Lundi 11 janvier 2021

Quel lien entre l’épiphanie et le baptême de Jésus ?

Jeudi 7 janvier 2021

Pour creuser l’amour des ennemis : un podcast de Campus protestant

Mardi 29 décembre

Qu’étais-je alors, Maître, quand tu t’es fait
plus que moi-même à moi-même semblable,
quand je savais ne tracer sur le sable
qu’un nom que mon pas seul toujours biffait ?

Qu’étais-je alors qu’un nom qui ne trouvait
nul nom à sa détresse comparable
lorsque tu vins t’asseoir à notre table
pour partager plus que nul ne savait ?

Témoins secrets, anges silencieux
saviez-vous donc que la terre et les cieux
ont pour Seigneur ce roi qui se dépouille ?

Tu étais tout, tu voulus n’être rien.
Tout autre honneur sous les larmes se rouille,
j’ai désormais un nom semblable au tien.

Il faudra bien que s’ouvre le poème
que s’ouvrent cette rose et le blanc paradis
que ce jeu de douleur que tu fais et tu dis
cesse, ô mon cour brûlé, d’être un problème.

Que sur ton front marqué du signe des enfers
se pose cette main qui panse les blessures,
guérisse tes remords avec leurs meurtrissures
et lisse à tes poignets la trace de leur fers.

Il faudra bien que cesse la suprême peine
et que prennent leur sens et nos non et nos oui
pour qu’apparaissent enfin, ô mon cœur ébloui,
et le cœur et la rose et le cœur du poème.

Henri Capieu, pasteur

Vendredi 25 décembre

Le message de Noël d’Emmanuelle Seyboldt, présidente du Conseil national de l’Epudf.

Mercredi 23 décembre

Méditation sur l’oiseau de Noël par le pasteur Jean-François Breyne

Lundi 21 décembre

Que jamais le bonheur de la vie n’éteigne en nous
La révolte contre ce qui la défigure
Mais que jamais non plus le scandale du mal
N’efface en nous la louange de la vie.
Que jamais les mots qui nous font vivre :
Tendresse, plaisir, liberté, confiance,
Ne se referment en des certitudes figées,
Mais qu’ils soient source
d’une quête toujours inachevée.
Que notre foi ne soit jamais
sans le doute,
Et que nos doutes ne soient jamais
sans la confiance.
Que l’émerveillement de recevoir la vie
Comme un don,
comme une grâce
N’altère pas nos capacités d’indignation
devant l’injustice,
Mais soutienne en nous
la promesse Et la passion
d’un monde autre.
Tel est le désir qui nous porte !
Telle est la prière qui nous met en route !
Que la petite espérance nous prenne par la main,
Qu’elle nous entraîne
Sur des chemins inattendus,
Et qu’elle chante en nous,
Comme un défi,
L’amour de la vie !
Gérard Delteil, pasteur de l’EPUdF et professeur à l’IPT
Prière proposée par Marie

Samedi 19 décembre

Le choix de Marie

Samedi 12 décembre

Pour tout savoir sur Calvin et la Bible : rendez-vous sur le Musée protestant

Jeudi 10 décembre

Tribune de la Fédération protestante de France sur le projet de loi sur les séparatismes

Mardi 8 décembre 2020

Tu es l’orientation de notre vie

Pitié, Seigneur, pitié !
Ta main puissante nous porte encore.
Tiens-nous, que nous ne tombions pas de ta main.
Brûle nos cœurs et nos reins au feu de ton Saint-Esprit, et affermis ce que tu as déjà réalisé en nous, de peur que nous ne lâchions, que nous ne soyons ramenés à notre boue, ou même au néant !
C’est par toi, pour aller à toi, que nous avons été créés ; vers toi l’orientation de notre vie !
Nous te reconnaissons pour notre créateur, notre modeleur.
Cette sagesse par laquelle tu disposes les choses ; cette miséricorde et cette bonté par lesquelles tu les tiens et tu les gardes, nous les adorons, nous les invoquons !
Achève de nous former, toi qui nous as faits ; achève, jusqu’à ton image et ressemblance pour laquelle tu nous as formés !


Guillaume de Saint-Thierry (1070-1148)

Lundi 7 décembre

L’oiseau s’est posé sur la pierre, devant moi, au petit matin.
Avec ces petites pattes comme deux allumettes, sur le roc.

La pierre est solide, stable, forte, immuable.
Et n’est-ce pas aussi notre rêve secret :
être solide, stable, fort, immuable.
Et si souvent nous nous lamentons que nos Églises
ne soient pas plus solides, stables, fortes, immuables.
Mais ce matin, l’oiseau (était-ce un rouge- queue ?)
s’est posé sur la pierre.
Elle est solide, stable, forte, immuable.
Mais elle est morte.
L’oiseau est si fragile, si petit, si vulnérable, si dérisoire.
Mais il est vivant.
Parabole pour notre foi, notre vie :
et si nous apprenions à être des vivants,
et non de vouloir être comme des rochers ?
A savoir être fragiles, petits, vulnérables, dérisoires,
mais vivant.
Et si nous réapprenions à vivre en église
de cette manière là, à cette mesure là ?
Alors nous pourrons ouvrir nos ailes au vent de la Grâce,
«dans le terreau de notre fragilité enfin reconnue ».
Et vivre de cette seule Grâce.

J.F. Breyne

Samedi 5 décembre : l’avenir est-il écrit ?

Une vidéo de Campus protestant

Vendredi 27 novembre

Le Psaume 42 par le pasteur Jean-François Breyne

Texte de Théodore de Bèze de 1562 :

I. Dans sa course inassouvie, Le cerf brâme au loin des eaux,
O Seigneur, ainsi ma vie, Partout cherche tes ruisseaux.
Elle a soif du Dieu vivant Et s’écrie en le suivant :
O mon Dieu, quand donc sera-ce Que mes yeux verront ta face ?
II. Mon seul pain, ce sont mes larmes Nuit et jour en chaque lieu ;
On se rit de mes alarmes, On me dit : Que fait ton Dieu ?
Je regrette la saison Où j’allais en ta maison,
Dans cantiques plein la tête, Au milieu du peuple en fête.
III. Mais quel chagrin te dévore ? Mon âme, rassure-toi ;
Espère en Dieu car encore, Il sera loué de moi,
Quand d’un regard seulement Il guérira ton tourment
O mon Dieu, je sens mon âme Qui d’un grand désir s’enflamme.

Pour écouter la version actuelle (texte révisé par Roger Chapal en 1970) :

Mercredi 25 novembre

Vivre

S’appliquer à vivre
d’un cœur de pauvre

Faire d’un rien
la merveille du monde

S’oublier
pour un simple sourire

dire d’un mot
l’éclat brûlant du cœur

souffler comme un enfant
sur la barque endormie
la rendre aux flots
et à la brume

regarder partir les oiseaux migrateurs
suivre très longtemps la trace de leurs ailes

laisser fondre les glaces
jusqu’au jour du printemps
vendre pour deux sous
la fleur qui a grandi

faire le premier pas
puis encore le second
pour rejoindre un visage

oublier nos raisons
et perdre nos avoirs

trouver un air
pour tous les jours
et un pour le Dimanche

laisser vivre l’étranger
s’il s’arrête chez nous
ne pas dire qu’il est fou
lorsque vient le gendarme

dormir au creux de l’ombre
tout en rêvant de Dieu

s’en aller à plusieurs
pour regarder la vie
la vie
la vie
la vie

Innombrable!

Prière de Sœur Myriam

Lundi 23 novembre

Roselyne Dupont-Roc, bibliste et théologienne

Vendredi 20 novembre

Une très belle interview de la théologienne Mario Muller-Colard sur la gémellité de la foi et du doute

Mercredi 18 novembre

Réflexions sur une question d’actualité, proposées par la Fédération de l’Entraide Protestante : Préparer ? Annuler ? Reporter ? Imaginer ?

Vendredi 13 novembre

Mercredi 11 novembre 2020

Aujourd’hui, c’est férié. Certes le confinement gomme en partie l’irrégularité qu’un jour férié introduit dans notre agenda. Certes les jeunes générations ont peut-être du mal à se projeter dans ce que représente cette date. Certes la crise actuelle bouscule le classement tacite consensuellement établi sur l’échelle des catastrophes.

Qu’attendons-nous d’un jour férié de commémoration ? Il vient interrompre notre routine au nom d’un événement, généralement plutôt heureux, qui a changé le cours de l’histoire nationale ou internationale.

On peut se poser la question : aurons-nous dans un futur lointain un jour férié pour commémorer la victoire sur le Covid, sur la crise économique et de gouvernance qu’il aura entraînée, sur les victimes physiques ou sociales qu’il aura laissées derrière lui, sur toute la génération de jeunes qui ont maintenant leur avenir derrière eux ?

Encore faudrait-il que le Covid puisse être un jour définitivement rangé dans le passé. Pour l’heure, nous avons plutôt à l’amalgamer dans notre routine, à reconstruire notre routine autour de lui. Pour sortir de notre quotidien encovidé, il nous faut nous interrompre ponctuellement, pour nous évader en entrant dans une petite bulle qui nous ferait voyager dans un univers dévirussé et déconfiné.

Quelles sont nos bulles ?

Pasteure Marie-Pierre Cournot

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